Nicolas Delsaux reviewed La Horde du Contrevent by Alain Damasio
Review of 'La Horde du Contrevent' on 'Goodreads'
5 stars
Vous allez dire que je vous tanne avec mes histoires de bateaux, de mer, de vent ... tant pis !
Parce que ce bouquin-là, c'est une espèce de grosse claque dans la tronche, un monument de la rafale, un hymne à la la seule, la vraie
baston(1).
Comment, dans ce contexte, ne pas être enthousiasmé par ce pack de
Rugby qui a pour destin d'aller de l'autre côté du vent ? Comment ne
pas admirer ces braves gens qui, pas après pas, traversent le
cyclone, affrontent le blizzard, et vont de l'autre côté de la trombe,
uniquement grâce à leur esprit de groupe.
Oh, bien sûr, il y a des défauts, comme le récit un peu difficile à
suivre au début(2). Comme aussi le départ en couille une fois la
montagne franchie.
Départ en couille ?
Oui. Pour moi, ce qui se passe après Norska n'était pas nécessaire,
même si certains passages en étaient particulièrement émouvants
(Oroshi, l'impériale Oroshi). Franchement, vous ne trouvez pas qu'il
aurait dû s'arrêter, éventuellement en suggérant du bout des lèvres la
suite, quand ils sont sur leur corniche ? Moi je trouve.
Mais bon, ça n'est pas quelques centaines de pages un peu moyennes qui
vont gâcher le pur chef-d'oeuvre de ce bouquin au sujet duquel on ne
peut que s'interroger : fantasy ? Nawak ? "Livre-univers" ? Expérience
littéraire ? Tout ça à la fois ? Obiwan Kenobi ?
Bref, c'était bien. Et d'ailleurs, plus d'une fois, j'ai failli
pleurer d'émotion(3). Moi ! Bref, c'était un bouquin génial,
incroyable, formidable. Une baffe de Golgoth dans la tronche, la
flamboyance d'un Caracole dans les pages, le tout habillé par la
richesse de cette bande de contre, la meilleure. Lisez-le, c'est un
pur chef-d'oeuvre.
(1) Oui, je sais, pour vous, la baston, c'est des mecs qui se
foutent des pains dans la tronche. Pour moi, la baston, c'est autre
chose. C'est des paquets de mer qui vous passent par-dessus la
tronche, des bateaux qui se retournent comme des fétus de paille, des
gens à la flotte par dizaine. Bref, la baston, ça ventile bien.
(2) Avant que je ne m'habitue à ce récit polyphonique et aux
covnentions de l'auteur. Conventions au sujet desquelles je félicite
l'éditeur d'avoir fourni un marque-page reprenant les noms des
personnages.
* (3) En particulier lorsque le scribe nous parle de ces squelettes habillés de chair, puis dévêtus de même, par la grâce du vent créateur
